En 2026, la reproduction de la Noctule commune a été confirmée dans des platanes à Chalabre. Cette découverte est importante pour la connaissance de l’espèce en Occitanie. Elle invite à étudier sérieusement les arbres à cavités du centre-bourg, sans affirmer qu’un arbre précis du Cours Colbert est occupé.
Le 25 juillet, Carine Delmas a signalé un platane présentant une coulure sombre depuis une ancienne cavité de pic, accompagnée de cris sociaux audibles. Une caméra thermique a confirmé la présence de chauves-souris et 37 individus ont été comptés à la sortie du premier arbre. Les enregistrements acoustiques orientaient fortement vers la Noctule commune.
Le 4 août, une opération autorisée effectuée par un chiroptérologue mandaté par le Muséum national d’Histoire naturelle a été menée à la sortie de deux arbres à cavités. Plus d’une trentaine d’individus sont sortis ; 13 ont été capturés puis relâchés en bonne santé. La présence d’une majorité de jeunes nés en 2026 et d’une femelle adulte portant des traces d’allaitement récent a permis de confirmer l’utilisation de ces arbres comme gîtes de parturition, c’est-à-dire pour la mise bas et l’élevage des jeunes.
Le compte rendu du Groupe Derivaz la présente comme le premier cas jugé certain de reproduction de la Noctule commune en Occitanie! L’emplacement précis des gîtes ne doit pas être diffusé publiquement.
La Noctule commune figure parmi les chauves-souris protégées en France et elle est classée « Vulnérable » sur la Liste rouge nationale des mammifères. Les données de Vigie-Chiro indiquent une diminution significative de 52,5 % entre 2006 et 2023. Sur la période plus courte 2014-2023, la variation observée n’est pas statistiquement significative : on ne peut donc pas conclure à une reprise durable.
Les Noctules communes utilisent principalement des cavités arboricoles : anciennes loges de pics ou blessures évoluées offrant un volume suffisant. De nombreux gîtes connus se trouvent dans des platanes, même si l’espèce peut aussi utiliser d’autres arbres, certains bâtiments ou ouvrages.
Une colonie ne dépend pas nécessairement d’un seul arbre. Elle peut utiliser un réseau de gîtes réparti sur plusieurs kilomètres et changer de cavité selon la période ou l’année. La SFEPM rappelle que les platanes peuvent être utilisés à différents moments du cycle annuel : repos, élevage des jeunes, accouplements ou hibernation. La conservation d’un réseau d’arbres à cavités est primordiale pour l’espèce. peut donc compter autant que celle d’un seul arbre isolé.
Portrait d’une Noctule commune capturée à Chalabre le 4 août 2026
Nature en Occitanie situe la colonie connue à quelques centaines de mètres des allées de platanes du centre-bourg. Le 7 août 2026, ses bénévoles ont observé plusieurs cavités potentiellement favorables sur le Cours Colbert. Le repérage n’était pas exhaustif.
Ces éléments créent une raison sérieuse d’étudier le Cours Colbert. Ils ne prouvent pas qu’une Noctule commune occupe actuellement l’un de ses arbres, ni qu’un arbre précis constitue un gîte de reproduction ou une aire de repos. Seul un diagnostic adapté peut répondre à cette question.
La reproduction de la Noctule commune est confirmée à Chalabre.
La colonie utilise au moins deux arbres à cavités identifiés dans la commune.
Plusieurs platanes du Cours Colbert portent des cavités potentiellement favorables.
La Noctule commune est une espèce protégée et classée vulnérable au niveau national.
L’occupation d’un arbre précis du Cours Colbert par la Noctule commune.
La fonction éventuelle d’une cavité du Cours Colbert : repos, reproduction, passage ou absence d’usage.
Le réseau complet de gîtes utilisé par la colonie à l’échelle de Chalabre.
Les mesures exactes à appliquer à chaque arbre dans le cadre du projet.
Dans sa version en vigueur, l’arrêté du 23 avril 2007 cite la Noctule commune parmi les mammifères protégés. Il interdit notamment la destruction, la capture et la perturbation intentionnelle des animaux. Il protège également, dans les conditions précisées par son article 2, les sites de reproduction et les aires de repos nécessaires au bon accomplissement des cycles biologiques.
La conséquence juridique pour un arbre ou un projet précis dépend des faits établis, de l’usage du site, de l’impact prévisible et de l’analyse des services compétents. Une cavité « potentielle » ne doit donc pas être présentée comme automatiquement qualifiée juridiquement ; elle justifie d’abord une expertise et un échange avec les autorités compétentes.
inventorier les arbres favorables et les cavités à l’échelle de la commune, sans rendre publiques les localisations sensibles ;
mettre en place un suivi pluriannuel des gîtes et des effectifs, car l’usage peut varier d’une année à l’autre ;
anticiper tout travail susceptible d’affecter un arbre à gîte avéré ou potentiel par des diagnostics adaptés ;
faire intervenir un chiroptérologue et associer, lorsque nécessaire, les services compétents de l’État ;
examiner en priorité les possibilités d’évitement et de conservation du réseau de gîtes.
UNE OCCASION POUR CHALABRE
Cette découverte permet d’améliorer la connaissance de la nature locale et d’intégrer la biodiversité dans le réaménagement. Une réponse sérieuse peut concilier sécurité, qualité du projet et préservation des gîtes qui seraient effectivement identifiés.
Comprendre la canopée, les racines et les effets possibles des travaux.
Voir les cavités, les autres groupes faunistiques et les questions ouvertes.
Lire le compte rendu local, le courrier de Nature en Occitanie et la fiche SFEPM.